Découvrez l’histoire de la santé par le sport à travers l’évolution de la médecine

Découvrez l’histoire de la santé par le sport à travers l’évolution de la médecine

Dans cet article je vous propose de découvrir l’histoire et l’évolution du rôle de la pratique physique à travers les époques, pour mieux comprendre ses enjeux en terme de santé et de médecine.

Antiquité grecque: prise de conscience des bienfaits du sport sur l’organisme et la vie des hommes

Il faut savoir que très tôt déjà le sport joue un rôle très important dans le bien-être physique de la communauté, en effet Hippocrate (460-377 av. J.C.) conseille déjà l’exercice comme un élément d’équilibre « entre la force que l’on dépense et celle que l’on absorbe « . Il conseille la prescription d’exercices qui tiennent compte des dispositions de l’individu et de la saison, et il bannit les excès.

La théorie mise en avant à cette époque parle des quatre éléments primordiaux (Air, Eau, Terre, Feu) qui composeraient toute matière.Cette vision de l’univers adaptée au corps humain, reflet miniature du cosmos, amène Hippocrate à développer sa  » théorie des quatre humeurs  » correspondantes : le sang, la lymphe, la bile noire et la bile jaune, dont l’équilibre assure la santé et le déséquilibre amène la maladie.
Plus tard Aristote (384-322 av. J.C.), reprend presque un siècle plus tard la notion de la  » juste mesure  » en conseillant la gymnastique pour la santé et en évitant les excès. Pour le philosophe, il faut éviter de fatiguer le corps et l’esprit, car ils ont un effet contraire l’un sur l’autre : « les travaux du corps nuisent à l’esprit, les travaux de l’esprit nuisent au corps « .

Renaissance, la découverte du muscle

La pratique de l’anatomie et notamment l’étude du corps humain à partir de cadavres fait avancer grandement l’étude des effets de l’exercice sur la physiologie humaine.

A cette époque de nombreuses incertitudes demeurent notamment sur la notion de chaleur du corps  et c’est à Lavoisier que revient la gloire de mettre fin au mystère en démontrant en 1780 que « la respiration est une combustion « .

Plus tard, il montre que la consommation d’oxygène s’élève d’autant plus qu’un exercice musculaire est violent. Les travaux successifs de Hermann von Helmoltz (1867), Paul Bert (1870)  prouvent que les muscles sont « responsables de la majeure partie de cette fameuse chaleur corporelle.

D’ailleurs, les mécanismes intimes du muscle restent encore mystérieux en cette fin du XIXe siècle. Pourtant, la structure sous forme de fibres du tissu musculaire et son aspect avec l’alternance de zones claires et sombres ont été microscopiquement décrites par des scientifiques de l’époque On distingue dès 1880 deux types de fibres rouges et blanches.

Sport et santé publique

A la même époque, les États-nations investissent la gymnastique. Tandis que la Suède expérimente une « gymnastique médicale » avec Per Henrik Ling, créateur en 1813 de l’Institut royal de gymnastique à Stockholm, la Prusse de Jahn puis la France du colonel Amoros explorent une voie plus militaire. Mais il faut attendre les expérimentations menées dans les salles de gymnastique des universités américaines pour des premières constatations scientifiques sur les effets présumés favorables de l’exercice physique sur l’organisme humain soit décrites.

C’est ainsi que nait le concept de médecine du sport !
Du côté des stades et des gymnases, si les techniques d’entraînement physique se développent, elles demeurent soumises à des règles héritées du passé et le rôle du « soigneur » reste primordial.

A cette époque avec le début de la médiatisation de certains événements comme le Tour de France, le sport devient un enjeu de société et de géopolitique entre pays.

 

Médecine du sport

En France, d’abord sous le Front populaire, plus encore sous Vichy, et aussi après la Deuxième guerre mondiale, le sport et la bonne santé des pratiquants sont abordés sous l’angle de la santé publique. L’arrêté du 2 octobre 1945 sur le contrôle médical des activités physiques et sportives, stipule qu’il convient d’aider les sportifs  » à les orienter rationnellement vers une activité d’éducation physique et sportive concourant à développer leur état de santé et leur équilibre en général « . Cette démarche est prolongée en 1946 par de nouveaux arrêtés concernant le certificat médical d’aptitude au sport et la création des centres médico-sportifs ou CMS.

Simultanément, la formation spécialisée des médecins s’organise avec la mise en place de cours d’« hygiène sportive » dans les facultés de médecine puis, en 1949, d’un certificat d’études spéciales ou CES de« biologie appliquée à l’éducation physique et aux sports ».

On voit alors se développer à grande vitesse ces fameux CMS. L’époque est également marquée par l’apparition de plateaux techniques sportifs spécialisés dans les centre hospitaliers et un département médical dédié aux sportifs de haut niveau est créé en 1977 au sein de l’Institut national des sports et de l’éducation physique (Insep).

À l’étranger, durant cette même période, la lutte contre la sédentarité prend son essor.En la matière, la Norvège fait figure de pionnier en élaborant dès 1967 une action à long terme (programme TRIM) destinée à encourager la population à participer le plus largement possible à des activités sportives attractives et individualisées.Dès lors de nombreux programmes se développent dans de nombreux pays pour encourager les populations à pratiquer une activité sportive afin de garder une bonne santé et une meilleure espérance de vie.

Avec ce petit voyage dans le temps nous avons pu voir que sport et santé sont deux notions qui se sont rapidement liées à travers les âge et présente un point commun que représente l’étude du corps humain par la médecine.

On peut donc parler de véritable médicament en ce qui concerne la pratique sportive….

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